« Lutter contre l’échec scolaire et retrouver la confiance en soi »

Le film « A nous de jouer », a été projeté ce samedi 26 novembre 2018 par le cinéma Rex en partenariat  avec le Groupe d’Amitié Islamo-Chrétienne et l’Institut Andalus de Châtenay-Malabry. La rencontre débat est placée dans le cadre d’une réflexion lancée par ces deux associations sur le thème :

« Lutter contre l’échec scolaire et retrouver la confiance en soi »

Le film a été introduit par Mme Carline Diallo, directrice du cinéma : À Clichy, en banlieue parisienne, le principal du collège Jean Macé a décidé d’encourager les méthodes alternatives pour lutter contre l’échec scolaire. « A nous de jouer »  dresse un portrait riche et complexe de la société d’aujourd’hui, tout en posant une question essentielle : Comment changer l’école pour que chacun y trouve sa place ?

L’échange qui a suivi la projection a montré que le problème était d’actualité :

Deux personnes disent combien le film les a émues. Il montre, pour elles qui sont en lien avec le monde éducatif, que le système scolaire actuel n’est pas toujours adapté à la sensibilité et/ou à l’environnement dans lequel vivent un certain nombre d’enfants. « Le contexte socio-économique peut influer sur  la motivation  de l’enfant et sur  son investissement en classe ».

Un jeune actuellement en 5ème se souvient que lorsqu’il était en CM2, : « la maitresse a quitté la classe en pleurant, tellement les élèves étaient bruyants et indisciplinés ! »

Une maman a rapporté l’expérience de son fils diagnostiqué « à haut potentiel »  qui ne trouvait pas sa place dans l’enseignement public.  Ses résultats qui ont toujours été excellents se sont dégradés et semblaient le mener vers l’échec. La maman ayant décelé un changement dans le comportement de son fils a décidé de le retirer pour l’inscrire dans un lycée privé musulman. Elle a insisté sur le rôle des parents qui doivent écouter leur enfant, l’encourager et surtout le valoriser. Son fils est aujourd’hui en réussite « il est sauvé !». Il  a repris confiance en lui.

Un papa insiste sur l’importance du surinvestissement des parents vis-à-vis de la scolarité de leurs enfants. Son fils, en classe de  5ème   a bien voulu témoigner. Il s’est fait traiter, (comme Juliette dans le film), de « fayot » par ses copains parce qu’il ne chahutait pas et obtenait de bons résultats.

En contre point, une jeune de première solarisée dans un lycée privé, cite une autre forme d’exclusion liée non pas au chahut dans les classes ou au non-respect des professeurs mais à une concurrence entre les élèves pour les meilleures places.

Quelques interventions ont fait remarquer que le film documentaire  que nous avons vu n’a pas abordé toutes les difficultés ou les facteurs qui peuvent mener vers l’échec scolaire. Le réalisateur a choisi de mettre en relief le travail du principal du collège Jean Macé de Clichy sous Bois : Deux professeurs ont mis en place un projet théâtre et un projet rugby pour remotiver les élèves et leur apprendre le goût de l’effort et du travail collectif.

On a aperçoit seulement en début de film, une professeure de français chahutée dans sa classe. On n’a aucune information concernant l’équipe pédagogique du collège. Les parents des enfants n’apparaissent dans le film que par leurs applaudissements à la suite de la présentation de la pièce de Roméo et Juliette par les élèves de l’option théâtre !

Et pourtant, parents et professeurs ont des rôles importants et complémentaires à jouer ensemble pour assurer une meilleure scolarité et un environnement plus favorable à la réussite des enfants.

La réflexion sur le thème :   «  Lutter contre l’échec scolaire et retrouver la confiance en soi » se poursuivra à la rentrée :

Un questionnaire sera  distribué aux parents d’enfants scolarisés sur ce thème car ils sont les premiers concernés : Ils ont une relation privilégiée avec leur enfant et il est important qu’ils aient conscience de l’importance du développement de leur relation avec le corps enseignant.

Une après-midi de réflexion sera organisée fin novembre dans le cadre de la Semaine de Rencontres Islamo-Chrétiennes 2018.